« W », le nouveau réseau social européen qui veut contrer X

L’entreprise, créée par une Suédoise, se veut résolument européenne, afin de contrer l’influence grandissante d’Elon Musk.

Un réseau social, une lettre pour nom. Et c’est tout. Les comparaisons avec X, le réseau social d’Elon Musk, s’arrêtent ici. W, c’est l’idée d’une ancienne d’Ebay pour contrer l’influence toujours plus grandissante du fantasque patron de Space X. Lors du Forum mondial de l’économie de Davos, Anna Zeiter, ex-responsable de la protection des données chez Ebay, a donc dévoilé son projet, pensé comme l’exact opposé de l’ex-Twitter.

« À travers l’Europe et au-delà, la désinformation systémique érode la confiance du public et affaiblit la prise de décision démocratique », explique la fondatrice dans une publication sur LinkedIn. « Nous estimons qu’il y a un besoin urgent d’une nouvelle plateforme de réseaux sociaux construite, gouvernée et hébergée en Europe. Avec la vérification humaine, la liberté d’expression et la confidentialité des données au cœur de la réalité. »

Les « 5 W »

Pour se faire, W, dont le nom vient de la règle journalistique des « 5 W » (« Who », « Where », « Why », « When », « What » – qui, où, pourquoi, quand et quoi), la base d’une information fiable et vérifiée, table sur un processus d’identification basé sur l’identité réelle des utilisateurs. Le réseau entend ainsi limiter les faux comptes et les comptes automatisés.

Autre objectif, comme l’explique BFM : lutter contre les bulles de filtres. En effet, un utilisateur de réseau social va rapidement s’enfermer dans une « bulle », où il va avoir accès quasi exclusivement à des contenus similaires. Et donc se retrouver entouré d’opinions identiques. Pour cela, W prévoira d’intégrer dans son algorithme un moyen pour exposer volontairement les utilisateurs à différents courants de pensée.

Enfin, la plateforme précise que toutes les données seront hébergées en Europe par des entreprises européennes et qu’elle respectera strictement le RGPD (règlement général sur la protection des données).

Un objectif louable qui devra se faire une place dans un écosystème déjà très chargé. Mais la plateforme a pour elle d’être exclusivement européenne : juridiquement domiciliée en Suède, le directeur commercial est, lui, basé à Londres, l’équipe technique se trouvera en Ukraine, tandis qu’Anna Zeiter sera à Zurich. Et des bureaux sont également annoncés en France et en Allemagne.

Une version bêta est attendue dès février, tandis que l’ouverture est prévue d’ici la fin de l’année.

Sud-Ouest – Vendredi 23 janvier 2026

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