Les pompiers ont commencé leurs interventions au cœur de la nuit, dès 4 heures le jeudi 12 février.
Le Capitaine Pierre Castéra-Garly, chef du centre d’incendie et de secours arthézien, précise l’énorme travail travail qu’ils ont réalisé : « Nos premières actions ont consisté à effectuer des reconnaissances pour dimensionner les besoins afin d’intervenir au mieux et surtout dégager les axes routiers. Arthez était en effet isolée : arbre en travers, poteaux téléphoniques et et lignes électriques à terre coupant les routes de Lacq, Gouze, Mesplède, Hagetaubin, Castillon et Urdès. Les axes secondaires n’étaient pas plus praticables ».
En collaboration avec la DGAPID (Direction Générale des Affaires Publiques, des Infrastructures et du Développement) et les services techniques d’Arthez, les pompiers ont dégagé en partie ces voies de circulation, afin de pouvoir se diriger sur les interventions qui s’accumulaient.
« Nous sommes intervenus sur les communes d’Argagnon, Mesplède, Hagétaubin, Saint-Médard, Casteide-Candau, Morlanne, Geüs d’Arzacq, Uzan, Boumourt, Doazon, Castillon et bien sûr Arthez, poursuit le chef de centre. Nous avons réalisé, les 2 premiers jours, 47 interventions liées à la tempête NILS : dégagements de chaussées, repose de tuiles et protection des biens. Nous avons aussi gardé de la disponibilité pour assurer les interventions courantes soit 4 départs ambulance et autres dans la journée sur les communes de Poursuigues-Boucoue, Labastide-Cézéracq, Morlanne et Arthez. »
> 34 pompiers mobilisés
Cet évènement à mobilisé sur les 2 jours 28 sapeurs-pompiers d’Arthez, 4 spécialistes du Groupe de recherche et interventions en milieu périlleux et 2 sapeurs-pompiers de Pau avec une grande échelle.
Toute la gestion opérationnelle a été faite depuis le CIS d’Arthez : « Nous avons ouvert un poste de commandement avancé qui nous met dans une « bulle », explique le capitaine Castéra-Garly. Cela nous permet d’engager des moyens et personnels en toute autonomie, sans perturber l’activité opérationnelle « normale », mais en restant en liaison avec le centre opérationnel départemental qui ouvre aussi une cellule de crise ».
Et il conclut : « Je veux remercier les sapeurs pompiers d’Arthez qui ont fait un travail remarquable mais aussi la société ARKEMA, le maire d’Orthez et la DGAPID, qui par le biais de conventions établies avec eux ont permis à 3 sapeurs-pompiers d’Arthez travaillant pour eux de rester à disposition du CIS. Je remercie également les maires et élus de Morlanne, Boumourt, Castillon, Mesplède et Arthez : je les ai rencontrés lors de mes reconnaissances. Ils étaient au travail, tronçonneuses à la main ou au volant d’un tracteur, sur les routes et auprès des sinistrés. Ils ont aussi largement contribué de par leurs actions à nous permettre de nous rendre disponibles pour intervenir davantage et plus rapidement ».
Au final, le chef de centre reconnaît : « Nous avons été bien secoués et je n’ai pas souvenir d’autant d’interventions sur notre territoire depuis la tempête Klaus en 2009 ».







