
La pose de panneaux annonçant un projet du maire sortant, en pleine campagne électorale, fait polémique.
Comme on pouvait s’y attendre, le dernier conseil municipal de la mandature s’est déroulé, mercredi 4 mars, dans un climat particulièrement tendu, dès le 1er sujet à l’ordre du jour.
Le compte financier 2025, présenté par le secrétaire général, fait apparaître un résultat final agrégé de 338 277, 46 €.
Le maire Jean-Pierre Escouteloup ne faisant aucun commentaire sur ces comptes, Jean-Luc Deleau intervient au nom de l’opposition : « Contrairement à ce qu’a dit le maire dans sa campagne électorale, les comptes de la commune, toujours normalement approuvés, n’ont jamais été dans le rouge ; la Chambre régionale des comptes ne l’a jamais dit ».
Le maire le reconnaît mais rappelle que « les capacités d’investissement étaient très restreintes ».
Son opposant souligne : « Cette situation était connue dès le départ et la commune a retrouvé une capacité d’investissement dès 2024« .
Le compte financier du budget général est alors approuvé par 10 voix contre 7 (les 4 élus de l’opposition + Fabienne Costedoat-Diu, Denis Couffy et Catherine Guessab). Celui du camping, établi à 42 075, 23 €, recueille l’unanimité.
> La tension remonte
Après avoir épuisé l’ordre du jour (compte rendu dans un prochain article), la tension va remonter lors des questions diverses.
L’opposition et Fabienne Costedoat-Diu expriment un vif mécontentement à propos du projet d’espace de santé pluridisciplinaire annoncé par le maire.
Les opposants reprochent au maire candidat d’annoncer dans son programme un financement de 35 % du fonds de concours de la CCLO alors que « cette somme n’a pas été votée en conseil communautaire et n’est donc pas acquise ».
« Elle le sera, affirme la maire, car on ne pourra pas la refuser à la 5e commune de la CCLO ».
« On n’annonce pas comme acquis ce qui ne l’est pas », insistent les opposants.
2e sujet de friction : « La pose de panneaux annonçant l’ouverture prochaine de cet espace de santé est purement à visée électorale, affirme Jean-Luc Deleau, car le projet n’a ni permis de construire, ni financement, ni garantie que les professionnels de santé vont y adhérer ».
Le maire affirme de son côté, sans vouloir les citer : « 2 médecins m’ont confirmé par écrit leur intention de rejoindre cet espace ».
Fabienne Costedoat rappelle que « les 21 professionnels réunis dans l’association APSAB ne veulent pas pour l’instant parler d’immobilier », et elle ajoute : « La santé n’est pas un projet électoral ».
Le maire conclut cet échange virulent par ces mots : « La réponse dans 10 jours ».
(à suivre)