« Un entre-soi entre le présentateur et les invités »
Selon les requérants (57 enseignants-chercheurs et praticiens du droit ), ces déséquilibres, signalés à plusieurs reprises, n’ont entraîné aucune réaction effective du régulateur. Dans leur référé, ils demandent au Conseil d’État d’enjoindre à l’Arcom de mettre en demeure les deux médias concernés et d’exercer pleinement ses pouvoirs d’instruction.
« L’ambiance sur les plateaux est celle d’un entre-soi entre le présentateur et les invités« , écrivent-ils dans le document. « Le choix des sujets abordés, largement axés sur les questions de sécurité et d’immigration, est caractéristique d’un tropisme qui permet aux intervenants de développer une rhétorique singulière« , poursuivent-ils.
Contactée par France Inter, Camille Broyelle, professeure de droit à l’université Paris-Panthéon-Assas et à l’initiative de la saisine, estime que « c’est le même ton et la même couleur qui s’expriment sur les deux médias« . « Précisément, la loi interdit, sur les radios et télévisions nationales, l’existence de médias militants« , ajoute-t-elle.
France Info – 5 mars 2026
