Tout semblait pourtant avoir bien commencé, jeudi 26 mars, lors de la 2e séance du conseil municipal dédiée aux commissions, délégations et diverses représentations.
Le maire Jean-Pierre Escouteloup, voulant réagir aux propos de l’opposition sur son « discours peu rassembleur » de la 1er séance, affirme que l’opposition n’était pas visée : « Je ne veux pas de guerre entre nous. Nous avons tous un seul intérêt, Arthez. Je n’oublie pas le résultat serré. Je suis ouvert à tout faire pour qu’on travaille ensemble ».
L’opposition répond par la voix d’Adeline Toral-Davous : « Nous attendions un mot d’ouverture et nous nous engageons à agir de manière constructive et exigeante ».
La bataille de campagne semblait donc close. Las ! Premier accroc dès le 1er sujet !
L’opposition s’abstient lors du vote pour les commissions car elle regrette de « n’avoir pas été informée en amont et donc de n’avoir pu désigner des commissaires ». Le maire rétorque : « J’attendais que vous veniez me demander l’information ». « C’est le rôle de la majorité de tenir informée l’opposition du choix des commissions », réplique Adeline Toral-Davous.
> « Problème démocratique »
2e accroc, bien plus important : lors de la désignation des représentants aux organismes extérieurs, Sivom, Syndicat Mixte de l’eau et de l’assainissement des 3 cantons, Territoire énergie 64 et Conseil d’administration du collège Corisande d’Andoins, le maire nomme uniquement des conseillers de la majorité.
Adeline Toral-Davous s’en indigne : « Près de la moitié de la population a voté pour nous et nous trouvons anormal que celle-ci ne soit pas représentée dans ces organismes qui gèrent des services publics essentiels ». Et elle ajoute : « Dans le code général des collectivités publiques, le pluralisme est un principe fort ».
Le maire répond : « On verra plus tard, suivant votre attitude ». « Si on est sages ? reprend l’opposition. Ce qui est en train de se passer est grave, c’est un vrai problème démocratique et nous votons contre ».
Les autres sujets à l’ordre du jour ne font pas débat et l’opposition conclut ce conseil en regrettant de « débuter ce mandat dans un tel état d’esprit ».
