Les armoiries de Caubin vont devenir celles d’Arthez.
En langage héraldique elles doivent être définies ainsi : d’or au lion rampant de sinople.
Elles ne sont autres que celles des barons d’Andoins, seigneurs d’Arthez, continuées en conséquence du mariage de leur dernière héritière Diane dite Corisande d’Andoins avec Philibert de Gramont, en 1567, et jusqu’à la Révolution, par la maison de Gramont.
À l’origine, ce blason ne comportait que sa partie inférieure, telle qu’elle nous est connue d’abord par le sceau d’Arnaud Guilhem II, seigneur et baron d’Andoins, en cire jaune, « appendu sur cordelette blanche, brune et bleue, à une charte de renonciation de Guillaume, fils de Gaston VII de Béarn, à tous droits sur la Bigorre, datée de Morlaàs, 10 mai 1286 » (P. Raymond, Sceau des archives du département des Basses-Pyrénées, Pau, 1874) ; ensuite par le tombeau de l’autre baron d’Andoins qui choisit pour lieu de sa sépulture la chapelle de la commanderie de Caubin, où elles sont deux fois représentées : d’abord sur l’écu fixé à la poitrine du gisant, ensuite en haut de l’encadrement architectural de l’enfeu.
Le lion est rampant, dressé sur une patte de derrière et levant les trois autres pour l’attaque, les griffes et les dents bien en évidence, la queue relevée en arrière et l’extrémité enroulée.
D’une tenue assez raide, son corps est garni de touffes de poils aux articulations. La crinière se dessine ; la tête, la langue et les dents sont bien marquées. Le lion, qui meuble le blason des sires d’Andoins, est de sinople (vert) ce qui est exceptionnel, cet émail n’étant ordinairement utilisé que pour la représentation des végétaux.
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