
Organisateurs, associations, cafetiers et restaurateurs ont été invités à repenser sérieusement les manifestations sur l’espace public.
Le maire Philippe Garcia a organisé une importante réunion, jeudi 7 juin, avec les personnes concernées par la sécurité lors des événements se déroulant sur l’espace public.
Suite à des incidents récurrents durant les fêtes locales, le préfet a convoqué récemment le maire en compagnie d’autres édiles du département : il leur a rappelé la réglementation en vigueur avec le plan Vigipirate, leur affirmant qu’il n’accorderait plus aucune dérogation et serait dorénavant intransigeant sur les mesures de sécurité.
Le directeur de la sécurité auprès du préfet, Denis Beluche, a confirmé cette position : « Il est nécessaire de prévenir les difficultés. Les collectivités et les organisateurs, en coopération avec les gendarmes, doivent prendre les mesures adéquates afin d’éviter les incidents violents liés notamment à l’alcoolisation. » Et il a ajouté : « Nous ne souhaitons pas interdire mais accompagner. »
Le Capitaine Breton, commandant en second de la brigade de gendarmerie d’Orthez, a souligné que les comportements avaient, hélas, évolué : « La fête est un moment privilégié de joie collective mais aussi d’actes d’incivilité ou de délinquance. »
> La fête autrement
Deux problèmes majeurs ont donc été débattus. Concernant la violence et l’alcoolisation, le maire a rappelé qu’un périmètre des fêtes était insaturé et que la commune payait 6 vigiles : « Plus de 10.000 €, soit 50 % du budget des fêtes, sont affectés à la sécurité. Il ne nous est pas possible de faire plus. » La discussion a donc porté sur les choix de programmation, les types de musiques et les publics visés : « Quelle fête voulons-nous ? Ne faut-il pas essayer de proposer un autre programme et s’habituer à faire la fête autrement ? »
Le second problème majeur concerne la traversée de la place centrale par la RD 31. Le Major Fauchereau de la brigade de gendarmerie de Mourenx est formel : « Cette situation ne peut perdurer, les risques sont trop importants. » La solution consisterait donc à ralentir ou bloquer les véhicules : cela mérite réflexion et doit être discuté avec le département.
La fête n’est donc pas supprimée, mais elle est vraiment remise en cause. Affaire à suivre !