Crise d’amour

J.Chérèze

Jacques Chérèze

« Crise d’amour », tel est le titre d’une nouvelle chanson écrite et composée par Jacques Chérèze, président de la chorale L’Arthézienne Accords.

Ci-dessous le texte et l’interprétation par son auteur :

Crise d’amour

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2 réponses à Crise d’amour

  1. Jacques CHEREZE dit :

    MERCI Monsieur TORAL, c’est très sympa de votre part.

    Bonjour à tous,

    Je pense que chaque chanson à son histoire, voici celle de ¨Crise d’amour¨ :

    C’était au temps où ça allait mal dans ma vie professionnelle. Après avoir été licencié à l’âge de 47 ans, j’ai répondu à des annonces et envoyé des candidatures spontanées à un nombre impressionnants d’entreprises, avec très peu de réponses. Le DRH d’un bureau de Paris qui avait passé une annonce, et que je harcelais tous les jours pour connaitre sa décision m’a même dit : ¨Votre CV est vraiment intéressant, mais je vais être sincère avec vous, c’est votre âge qui pose problème¨. Je me suis donc mis à mon compte et au bout de six ans ma petite entreprise a connu la crise et elle a coulé ! J’ai quitté la chorale d’Arthez, car nous devions vendre notre maison par obligation et nous installer à Mourenx. Je dois dire, qu’à l’époque, je n’avais pas beaucoup envie de chanter.
    Tonio, mon Ami, continuait à venir nous voir, dans notre maison d’abord, et ensuite dans l’appartement de Mourenx. C’est à cela qu’on reconnait un véritable ami, il est là dans les bons, mais aussi, et surtout, les mauvais moments. À chaque fois qu’il venait il me disait : « Si tu as besoin de quoi que ce soit, même un peu d’argent, ne te gêne pas, je ne pourrais pas te donner des millions, mais je peux te dépanner ». Je lui répondais systématiquement : « Non merci Tonio, c’est très gentil, mais ça va ».
    Un jour j’ai trouvé une place, dans un bureau d’études à Strasbourg. Par un heureux hasard Antoine est passé chez moi, je lui ai donc fait part de cette opportunité, et il m’a réitéré sa proposition. Heureusement, car je n’aurais certainement pas osé lui demander. J’ai accepté en écrasant une petite larme. Il m’a prêté de quoi payer mon voyage en train et passer une ou deux nuits à l’hôtel.
    Arrivé sur place on m’a dit que la personne qui s’occupait de ce poste était absente et qu’il fallait que je repasse le lendemain. En fait je l’ai attendu 15 jours et tout ça pour m’entendre dire au final que le poste à pourvoir était un dessinateur en électricité et non un dessinateur en bâtiment.
    Pendant tout ce temps j’ai visité les bureaux d’études de Strasbourg, mais sans succès. N’ayant plus d’argent, au bout de quelques jours, je dormais à la gare avec les clochards. Comme j’étais en costume ils venaient me demander des cigarettes.
    Et un jour, de colère, je suis allé au Parlement Européen où j’ai déversé tout ce que j’avais sur le cœur. On m’a envoyé voir une assistante sociale, dans le même parlement, qui m’a trouvé un foyer où j’ai pu dormir, me laver et mangé.
    Pendant toutes ces péripéties, entre chaque bureau, entre chaque réponse négative, entre chaque colère, j’ai écrit cette chanson en pensant très fort à mon Tonio.

    Que cette journée vous soit douce.

    Jacques

  2. convers dit :

    Émouvant témoignage d’un chanteur (inconnu, car n’en a pas fait son métier, mais talentueux) qui est resté debout fasse aux difficultés de la vie. BRAVO

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