Mobilisation contre une fermeture de classe à Arthez de Béarn

Les parents d’élèves de l’école d’Arthez de Béarn sont mobilisés.

Quelques jours avant le conseil départemental de l’Éducation nationale qui, le 9 mars, doit dessiner la carte scolaire de la prochaine rentrée, François-Xavier Pestel a réuni jeudi le conseil technique spécial départemental pour d’ultimes négociations avec les syndicats. Selon le SNUipp-FSU 64, le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (Dasen) a « confirmé 66 fermetures » de classes dans les Pyrénées-Atlantiques en septembre. L’inspection d’académie n’a pas souhaité confirmer ce chiffre, renvoyant aux décisions à venir le 9 mars.

Compte-rendu CTSD

Comme le confirme le compte-rendu en lien ci-dessus, plusieurs postes sont en passe d’être supprimés dans le secteur : 1 à Artix, 1 à Argagnon, 1 à Arthez de Béarn et 0,5 à Urdès.

À Arthez de Béarn, c’est une 6e classe qui doit être supprimée au groupe scolaire. Le maire Jean-Pierre Escouteloup, qui s’est entretenu avec l’Inspecteur d’Académie et la directrice Béatrice Pétrau, précise : « Il manquerait 14 enfants. D’une moyenne de 20 élèves par classe, avec cette suppression on passerait à 24,5, en sachant que la classe de maternelle se retrouverait avec 30 petits. » C’est donc le poste de Christèle Bernadberoy, dernière arrivée, qui serait supprimé.

Il faut dire que l’an dernier, malgré un déficit déjà important, grâce au contexte de crise sanitaire, le maire Philippe Garcia avait pu maintenir le statu quo. Cette année, on revient aux règles habituelles et Jean-Pierre Escouteloup n’est pas très optimiste : « J’irai bien sûr manifester à Pau, lundi 8 mars, avec l’association des maires du département, mais il ne faut pas se cacher que la situation est difficile. »

Le maire ajoute : « Notre commune est dynamique, des gens viennent toujours s’y installer, mais le nombre de nouveaux jeunes enfants scolarisés, prévu dans les années à venir, n’est – hélas – pas suffisant. C’est d’autant plus regrettable que des projets de rénovation et de mise en sécurité de l’école publique ont été engagés avec le Sivom. »

> « Nous ne comprenons pas »

De leur côté, les parents d’élèves se mobilisent également : « Face au manque de temps, nous souhaitons partager notre indignation. Nous avons choisi l’école publique pour l’égalité des droits… Aujourd’hui on nous annonce des classes de 30 élèves qui ne favorisent pas l’apprentissage. Parents de l’école d’Arthez de Béarn, nous sommes très inquiets et ne voulons pas laisser agir sans réagir. Nous ne comprenons pas… Après la pandémie et le port du masque, on nous annonce des mesures où nos enfants seront encore plus à l’étroit… C’est inacceptable et nous ne souhaitons pas laisser passer. Nous voulons garder notre école et nos classes… »

Outre des affiches et flyers distribués dans le village, un collectif accompagnera l’enseignante, dont le poste doit être supprimé, pour exprimer mardi 9 mars le mécontentement général devant le siège de la Direction Académique.

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