Les conseillers municipaux ont voté un « budget de transition »

La piscine restera fermée pour le 2e été consécutif.

Le budget primitif 2021 a été adopté, mercredi 14 avril par le conseil municipal avec une majorité de 15 voix et 4 abstentions (élus de la minorité) : les taux d’imposition restent inchangés.

Qualifié par le maire Jean-Pierre Escouteloup de « budget de transition en raison du contexte sanitaire et des contraintes liées aux préconisations de la commission régionale des comptes », le document présente la même configuration que le budget 2020, avec piscine fermée et fêtes annulées. Il est équilibré en fonctionnement à 1 508 804 € et en investissement à 578 317 € ; le budget du camping, dont l’activité sera elle aussi très réduite, s’équilibre à 26 180 € en fonctionnement et 36 569 € en investissement. « C’est une année spéciale, conclut le maire, et on fera quelque chose quand on pourra. »

Jean-Luc Deleau explique alors l’abstention de la minorité : « Ce budget est certes sérieux, rigoureux, avec des taux d’imposition stables. Cependant, pour un 1er budget de mandature, il ne propose aucune perspective nouvelle, pas de vision ni d’orientation particulière. On n’anticipe pas des marges de manœuvre, d’autant que des annuités de prêts vont tomber dans les années à venir. C’est dommage ! »

Les élus de la majorité rappellent la situation : « On essaie de faire comme on peut, avec les moyens qu’on a. » Et ils évoquent le projet Fenics qui doit établir une feuille de route pour les 20 ans à venir : « D’ici la fin de l’année, on pourra avoir une vision plus précise. »

Corinne Mendiondo insiste sur « l’importance d’aller chercher des financements extérieurs pour des animations » et Joseph Lagarde pense pouvoir réduire le coût des travaux à l’étang du Fourcq afin d’engager des travaux à la piscine pour sa réouverture en 2022.

> Remplacement d’une adjointe

Corinne Mendiondo, « pour des raisons personnelles de disponibilité », démissionne de son poste de 3e adjointe et de déléguée au Sivom : Sophie Madeleine est élue 3e adjointe (15 pour, 4 abstentions).

Hervé Larrous est élu délégué au Sivom par 15 voix contre 4 à Jean-Luc Deleau. Ce dernier, au nom de la minorité, précise : « Il est regrettable que vous n’ayez pas saisi cette dernière opportunité de proposer la délégation à un élu de la minorité, afin que 100 % des Arthéziens soient ainsi représentés. Notre présence aiderait assurément à sortir de l’isolement dans lequel on se trouve depuis bientôt un an, Arthez étant quasiment seul contre tous. »

Le maire rétorque qu’il n’est « pas prêt actuellement à mettre l’opposition au Sivom, pour une question de confiance » ; et l’argumentation devient politique : « Votre équipe a contribué à faire battre Fabienne Costedoat-Diu lors de l’élection pour la présidence du Sivom. » La minorité rejette cette accusation et un échange assez animé s’ensuit, comme c’est souvent le cas à propos du Sivom.

> Tous les autres sujets ont été votés à l’unanimité.

La commune reste prioritaire pour l’achat du terrain du lac de Bergoué (Buil) auprès du Sivom, mais attend l’estimation des domaines pour se prononcer.

Une adjointe technique territoriale passe à temps complet, de 26 h à 35 h..

La commune adhère au groupement de commandes proposé par la communauté de communes de Lacq-Orthez.

Les conseillers votent l’opposition temporaire au transfert de compétence en matière de PLU (Plan Local d’Urbanisme) à la CCLO, afin de s’accorder un temps supplémentaire de réflexion, en accord avec le président de la communauté de communes.

La commune participera à une extension électrique pour un montant d’un peu plus de 2 000 € et exercera son droit de propriété sur des parcelles comprises dans la zone Natura 2000.

> En questions diverses, la minorité souligne deux points positifs

L’ouverture du centre de vaccination est une belle opération : Fabienne Costedoat-Diu précise que les doses disponibles sont pour l’instant de 540 par semaine et qu’une vaccination à domicile est à l’étude ; le maire confirme qu’il n’y aura aucun gaspillage, que la 2e dose est garantie et que « tous les rendez-vous donnés sont maintenus ». Tous les conseillers rendent hommage au travail des bénévoles et du personnel soignant.

Par ailleurs, Jean-Luc Deleau se félicite du bon classement d’Arthez dans les communes où il fait bon vivre, « grâce au travail des diverses municipalités qui se sont succédé ». (cf. article sur ce blog : https://arthezmonvillage.fr/2021/04/villes-et-villages-ou-il-fait-bon-vivre/)

 

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