L’Ordre des Templiers expliqué aux collégiens

Le commandeur Éric Guilbaud est venu raconter aux collégiens l’histoire de l’Ordre des Templiers.

L’Arthézien Éric Guilbaud, chef du restaurant scolaire, appartient depuis 2014 à l’ordre des Templiers dont il est devenu Chevalier et aujourd’hui Commandeur.

Afin de faire mieux connaître cet ordre militaire et religieux, officiellement reconnu le 13 janvier 1129 au Concile de Troyes, il est venu, lundi 23 et mardi 24 janvier, raconter aux élèves de 5e l’histoire de ces moines soldats, « les seuls qui soient autorisés à porter l’épée dans une église lorsqu’ils sont vêtus de leur habit de cérémonie ».

Après avoir rappelé les grandes dates de l’histoire des Templiers, il a expliqué comment les chevaliers protégeaient les pèlerins sur la route de Jérusalem, élargissant son propos aux nombreuses légendes qui entourent cette histoire et qu’on retrouve parfois aujourd’hui dans des jeux vidéo : on peut citer notamment le Saint Graal, l’Arche d’Alliance…

Éric Guibaud a évoqué aussi quelques expressions du langage courant issues de cette histoire : le vendredi 13, allusion au jour funeste du vendredi 13 octobre 1307 qui vit l’arrestation massive des Templiers par Philippe le Bel ; passer une nuit blanche, en référence au rituel auquel devaient se soumettre les futurs chevaliers qui passaient une nuit entière à prier habillés en blanc avant de se faire adouber au petit matin.

> Respect et entraide

Une discussion s’est engagée ensuite avec les élèves au sujet des attributs des Templiers que leur a montrés Éric Guilbaud : sceau, blason, épée, drapeau, habit.

Puis, les collégiens l’ont interrogé sur l’existence de l’ordre aujourd’hui et ses raisons d’être : « Nous sommes 4 000 Templiers, hommes et femmes, dont 2 000 en France, a précisé le Commandeur. Nous constituons une association qui effectue prioritairement des recherches historiques. À travers nos Maisons de Templiers, nous menons également des actions d’entraide et de fraternité, perpétuant un idéal, une culture, des valeurs de respect ».

La principale, Marie-Carmen Lemarchand, a conclu l’entretien en remerciant le conférencier pour « cet éclairage intéressant apporté aux jeunes sur un aspect méconnu de notre histoire ».

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