L’Arthézienne Sylvie Camet a réalisé, vendredi 16 octobre, une superbe performance à La Réunion où elle a remporté, dans sa catégorie M4 (55 – 59 ans), la Mascareignes, une des 5 épreuves du Grand Raid.
Pour atteindre ce beau résultat, elle a couvert les 74,7 km du parcours en 15 h 14 min 47 s, avalant les 3 906 m de dénivelé à près de 5 km/h. Avec cette victoire dans sa catégorie, elle se classe 442e sur les 1 221 qui ont franchi la ligne d’arrivée.
Partie à 1 heure du matin de Hell-Bourg avec la vague 1, aux côtés de la championne Blandine L’Hirondel, elle est arrivée à Saint-Denis à 16 h 14 : « La course a été extrêmement dure, souligne Sylvie Camet, la plupart du temps sur des sentiers difficiles avec des marches, des montées, des descentes, le tout sans bâtons ».
Soutenue par sa famille, avec laquelle elle était arrivée une dizaine de jours avant, afin de s’acclimater et de découvrir le site, elle avoue s’être bien préparée à ce défi : « Mon objectif était de terminer et je me suis donné les moyens d’y arriver. Grâce à une préparation solide, je n’ai pas eu d’ennuis physiques et la présence de mes enfants, notamment, a constitué une forte motivation ».
> Sportive accomplie
Il faut dire que Sylvie est une sportive accomplie : licenciée depuis 4 ans aux Foulées du Bassin de Lacq, où elle a pu « véritablement progresser », elle s’entraîne, de manière structurée, 2 à 3 fois par semaine.
Parmi ses courses les plus importantes, elle a terminé par exemple le Marathon de Paris en 3 h 55 min (2023), puis s’est mesurée aux épreuves de montagne (trail Montan’aspe, grand trail Sobrarbre, Senpereko trail), a participé aux tours du Béarn et de la Soule, et a même repris le VTT, pour travailler son renforcement musculaire.
« Ma plus longue distance jusqu’alors était 48 km, précise-t-elle, et je partais donc un peu dans l’inconnu. Mais avec l’adrénaline et l’ambiance qui nous porte, on parvient à se surpasser ».
Sylvie Camet peut assurément être satisfaite et fière du beau trophée qu’elle a remporté, au terme de cette première sur le Grand Raid, « qui sera aussi la dernière » précise-t-elle, même si elle ne s’interdit pas d’autres beaux défis sportifs.



