Avec Michel Lamarque, une figure arthézienne a disparu

Michel Lamarque, lors de sa dernière apparition sur scène en 2010, dans « Des souris et des hommes ».

Michel Lamarque est décédé à 82 ans, au terme d’une longue hospitalisation de plus de 5 ans.

À l’occasion de ses obsèques, célébrées le 11 avril dernier, une foule imposante de gens d’Arthez et de nombreux villages du Béarn sont venus lui rendre un vibrant hommage, tout au long d’une cérémonie empreinte de recueillement et de ferveur.

Il faut dire que Michel Lamarque était un « personnage » qui ne laissait pas indifférent. Doté d’une forte personnalité béarnaise, il était « vibrant, engagé, excessif, drôle », comme l’a rappelé sa famille lors des obsèques, parfois rude et très direct (trop ?), mais toujours rigoureux, honnête et juste, finalement « profondément humain ».

Impliqué dans le théâtre, dont il a été acteur et surtout metteur en scène emblématique durant des décennies, il laisse une trace indélébile : « Michel ne faisait pas les choses à moitié, rappelle les responsables. Sa grande rigueur, son haut degré d’exigence ont contribué à la réputation de la Scène Arhézienne et au succès de ses pièces. En 2010, il n’avait pas hésité à remonter sur les planches pour une dernière apparition dans l’œuvre de Steinbeck ‘Des souris et des hommes’ ».

 > Force et lumière 

Passionné également de rugby, il avait été victime d’un terrible accident qui l’avait rendu tétraplégique à 29 ans : depuis, il avait réussi à surmonter son handicap et « avançait, avec dignité, avec une forme de pudeur face à la souffrance qui forçait le respect ».

« Riche de contrastes, de force et de lumière, souligne sa famille, c’était quelqu’un qui ne trichait pas, qui aimait profondément, parfois maladroitement, mais qui donnait sans compter ».

Surtout, dans ses épreuves, Michel Lamarque savait répandre la joie autour de lui : avec son humour parfois caustique, toujours facétieux, son sens aigu de la répartie, son art du 2e degré et ses talents de conteurs d’anecdotes savoureuses, il savait dynamiser l’atmosphère dans un climat détendu.

Et comme conclut la Scène Arthézienne dans son hommage « Salut l’artiste ».

Il restera de toi – Poème de Simone Veil lu aux obsèques de Michel Lamarque

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