> La bataille de la misère a commencé, elle gangrène le terrain de la bataille sanitaire.
De nombreux chrétiens engagés auprès des plus pauvres le savent déjà, cela va être terrible et personne n’est prêt. La bataille de la misère a commencé, elle gangrène le terrain de la bataille sanitaire.
Les remontées du terrain sont glaçantes. Entre chômage technique et fermeture des cantines, ce sont ces dizaines de milliers de parents qui n’y arrivent plus. Ce sont ces étudiants français sans possibilités de rentrer chez leurs parents, seuls, devant les portes fermées des restos U. Ce sont ces étudiants étrangers, confinés dans leur chambre de la cité universitaire, privés de leur petit job et qui mangent un jour sur deux. Ce sont ces entrepreneurs qui confient d’une voix blanche qu’ils vont devoir se séparer de la moitié de leurs salariés et ne savent pas comment leur dire. Ces patrons de PME et de TPE qui ferment. Ce sont ces agriculteurs pour qui la vie est déjà si difficile, qui jettent leur récolte parce qu’ils n’ont plus de saisonniers étrangers, parce que les prix qui ont augmenté n’ont pas augmenté leurs revenus. C’est cette mère et cette grand-mère qui débarquent chez leur médecin avec toutes leurs affaires dans quelques sacs plastiques et demandent si elles peuvent dormir dans la salle d’attente, car le fils toxico s’est approprié l’appartement. La police, impuissante, ne prend plus les plaintes qu’en ligne pour des raisons sanitaires, et il faut avoir une connexion, et savoir lire et écrire, et ne pas être surveillé. C’est cet autre médecin, à la régulation du 15 dans le Sud-Est de la France, qui n’en peut plus des appels pour pendaison. D’une tous les 15 jours, il est passé à huit en une semaine.
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